jeudi 17 février 2011



Et les béquilles de verre se sont cassées
Et elle n’avait toujours pas de jambes
Et elle est tombée

Absolument



Y las muletillas de vidrio se rompieron
Y todavía no tenía piernas
Y se cayó

Absolutamente


jeudi 10 février 2011

Souillées


Ton ventre – Pétrifié
Toute la douleur – Du monde
Du ravage
De l’absence – De la chair de la mère
Disparue
Dans l’obscène – Menaçant et dégueulant
Qui violente
Fait le viol de la mémoire féminine
Inscrit et perpétré
Dans la chair vulnérable et immonde
Des enfants qui n’auront pas pu naître
Des petites filles souillées
Et oubliées




Ensuciadas

Tu panza – Petrificada
Todo el dolor – Del mundo
Del desgaste
De la ausencia – De la carne de la madre
Desaparecida
Dentro de lo obsceno – Amenazador y vomitador
Que violenta
Hace la violación de la memoria femenina
Inscrita y perpetrada
Dentro de la carne vulnerable e inmunda
De los niños que no habrán podido nacer
De la niñas ensuciadas
Y olvidadas

jeudi 3 février 2011

Sentir


Parece verano. Parece otra vida. Otro cuerpo.
El planeta gira sin que nadie se de casi cuenta.
Y sin embargo, cuando uno le da la vuelta al planeta,
ya empieza todo
a aparecer
de otra manera.
Fuerte.
Superando lo que es el propio ser. Como si, durante el tiempo del viaje,
la geografía superara la ontología – la física, el pensar.
Cuerpo. Ser cuerpo. Del otro lado del planeta.
Sentir como se llega a ser, como se lleva al ser.
Soy.
Acá. Soy.




Sentir

On dirait l’été. On dirait une autre vie. Un autre corps.
La planète tourne sans que personne ne s’en rende presque compte.
Et pourtant, quand on fait le tour du monde,
tout commence
à apparaître
différemment.
Fort.
Au-delà même de ce qu’est l'être. Comme si, pendant le temps du voyage,
la géographie pouvait dépasser l’ontologie – la physique, la pensée.
Corps. Etre corps. A l’autre bout du monde.
Sentir comme on arrive à être, comme on porte l’être
Je suis.
Ici. Je suis.

vendredi 28 janvier 2011

Amour amor



Je sais que tu me hais
Que tu me hais de t’aimer
En chair – Vrai
De te connaitre

– Tue-moi !




Amor a muerte


Ya sé que me odias
Que me odias por amarte
En carne – Verdadero
Por conocerte (co-nacerte)

– ¡Matame! (vos-yo)

mercredi 19 janvier 2011

Soi



Ce qu’on sait – pas
Ce qu’on est – insu
Soi




Lo que – no – se sabe
Lo que se es – sin saberlo
Sí

vendredi 14 janvier 2011


Il y a la fêlure
Qui participe de la création
Et celle qui l’entrave
Celle qui est nécessaire
Et celle qui contredit
Celle mêlée
Et celle aliénée
Celle qui fait vie
Et celle qui est mort
Le feu sacré
Et la cendre
Dionysos
Et Thanatos

Toi
Et moi




Hay la quebradura
Que forma parte de la creación
Y la que la reprime
La que es necesaria
Y la que contradice
La mezclada
Y la enajenada
La que hace vida
Y la que es muerte
El fuego sagrado
Y la ceniza
Dionisos
Y Tanatos

Vos
Y yo

mercredi 5 janvier 2011



C’est l’origine de la chair. La chair émouvante, la chair blanche et imberbe, tendre – de l’enfant. C’est à la fois l’homme, presque le vieil homme, et l’enfant, nouveau-né, tout petit, tout fragile. C’est tous les âges. Toutes les couches du sensuel épidermique et intellectif. La poésie. La peau qui aime. Que j’aime, toi. Ma seule connaissance.




Es el origen de la carne. La carne conmovedora, la carne blanca e imberbe, tierna – del niño. Es a la vez el hombre, casi el anciano, y el niño, recién nacido, pequeñito, frágil del todo. Es todas las edades. Todas las capas de lo sensual epidérmico e intelectivo. La poesía. La piel que ama. Que amo, vos. Mi solo conocimiento.


vendredi 31 décembre 2010



La richesse
C’est d’être comprise

(prise par - et avec)




La riqueza
Es ser comprendida

(cogida por - y con)


jeudi 23 décembre 2010



La pauvreté
C’est savoir
Qu’on est irrémédiablement
Seul au monde




La pobreza
Es saber
Que se es irremediablemente
Solo en el mundo

jeudi 16 décembre 2010




La folie
C’est de la taire






La locura
Es callarla


mercredi 8 décembre 2010

Féminine



Et il faut faire
Avec – la béance
Féminine

Et il faut être
Quand on est – pas
Femme

Et trouver
Le pansement
Pour que peut-être
Enfin
Ca
Ne s’échappe plus

Pour que peut-être
Ca
Echappe
A l’anéantissement
De cette chair




Femenina


Y hay que hacer
Con – la dilatación
Femenina

Y hay que ser
Cuando –no– se es
Mujer

Y encontrar
La curita
Para que tal vez
Por fin
Ello
No se escape más

Para que tal vez
Ello
Se salve
Del aniquilamiento
De esta carne


jeudi 2 décembre 2010



Se faire à l’exclusion
La réclusion
Au même

Accepter – Capituler – Pour peut-être



Hacerse a la exclusión
La reclusión
A lo mismo

Aceptar – Capitular – Para tal vez

jeudi 25 novembre 2010



Comment être
Quand on n’est
Que perte

Où trouver – La chair
Qui toujours – A manqué

Comment passer outre – La pensée
De ce qui jamais – Ne s’est pansé




Cómo ser
Cuando no se es
Más que pérdida

Dónde encontrar – La carne
Que siempre – Hizo falta

Cómo sobrepasar – El pensamiento
De lo que nunca – Se sanó

jeudi 18 novembre 2010



Chercher à ne plus déserter
Face au manque
L’inconnu
Amour




Buscar no desertar más
Frente a la falta
Lo desconocido
Amor

lundi 1 novembre 2010

Etoile



Accepter d’être
Ce qu’on est –pas
Non-être
Chaos

Pour peut-être
Accoucher
D'une étoile qui danse
Grâce à Nietzsche




Estrella


Aceptar ser
Lo que somos –no
No-ser
Caos

Para tal vez
Dar a luz
Alguna estrella que baila
Gracias a Nietzsche

vendredi 22 octobre 2010

A-corps



Savoir que jamais
Sauf à l’envers de la Terre
Ne se ferait
Le poids
L’articulation du corps à la terre
De l’être à la vie

Suspendue – Suspension – En suspens
Toujours – Pour




A-cuerpo


Saber que nunca
Salvo al revés del planeta
Se haría
El peso
La articulación del cuerpo a la tierra
Del ser a la vida

Suspendida – Suspensión – En suspenso
Siempre – Para

jeudi 14 octobre 2010

Déchirée



Il faut écrire
Pour que vive
L’absence de vie

Il faut oublier
Que jamais
Ce qui manque
Ne sera

Il faut savoir
Qu’on ne pourra jamais
Que se déchirer
Sur le papier
Dans la danse

Et que
Ce ne pourra qu’être ça
Vivre




Desgarrada


Hay que escribir
Para que viva
La ausencia de vida

Hay que olvidar
Que nunca
Lo que falta
Será

Hay que saber
Que no podrá hacerse más
Que desgarrarse
Sobre el papel
Dentro del baile

Y que
No podrá ser más que eso
Vivir

mercredi 13 octobre 2010



Deux nouvelles choses, en lien, dans la marge de droite
Dos cositas nuevas, en link, en el margen derecho



Le texte intégral de ma Thèse de Doctorat, en ligne
El texto integral (en francés) de mi Tesis Doctoral, en la red




Un nouveau compte, DAILYMOTION, où se trouveront mes vidéos de danse

Una cuenta nueva, DAILYMOTION, donde estarán mis vídeos de danza


lundi 27 septembre 2010



Pour sauver ma vie
J’ai passé ma vie
A trahir ma vie




Para salvarme la vida
Me he pasado la vida
Traicionándome la vida

lundi 2 août 2010

Au-delà du satin (II) - L'air


Elle commence à enlever la pointe en même temps que la jambe retrouve sa possibilité de respiration. Elle est nouvelle. Elle a deux jambes. Avec deux jambes et deux pieds, par delà le bandage, elle est nouvelle. Elle ne connait pas, ne se connait pas. Elle ne sait que faire du corps libéré. Alors elle se rassemble. Observe. A nouveau. Joue de ses doigts avec ses orteils. Vient alors le grand mouvement de la pompe à respiration. Bruyant. Impressionnant. Effrayant. L’activation de tout le corps, au sol, d’avant en arrière, dans le mouvement des cheveux fous. La pompe à respiration qui parvient à la remettre debout. Même si, sans cesse, toujours, elle retombe. Elle réactive ce mouvement. Se relève. Retombe. Elle se rassemble, encore, ses bras, ses coudes. Invente une marche à l’aide des coudes, puisque la verticalité n’est pas encore assez solide. Elle marche sur ses coudes, traine ses jambes et ses genoux, à l’arrière d’elle-même. Peu à peu elle se redresse sur ses quatre pattes, amorce une danse sur quatre pattes, une danse qui continue de chercher la verticalité. Verticalité donnée par le chemin des fils de marionnettes. Mais elle rechute sur les quatre pattes. Et regagne les airs des fils de marionnettes. Et marche, enfin. Guidée par le mouvement de sa robe, soulevée par les fils. Elle marche, comme ça, dans le frôlement du tissu, sur sa peau. Mais quand le tissu s’envole, elle bascule, encore, vers l’arrière, s’écroule à terre, de toute sa longueur, de tout son poids. Rage. Comment rester debout ? Elle se lève, en furie. Se remet sur demi-pointes, retend les bras au ciel, rechute. Mais cette fois, les pieds restent en l’air, suspendus. Et à terre, à la place des pieds, la tête. Deux pieds en l’air. Juste deux pieds. Le pied bandé, en l’air. Réminiscence de positions classique, tête à l’envers. Esquisse d’une marche, dans l’air. D’un côté, de l’autre. Et les pieds retombent, et elle se rassemble, encore. Terrienne. Malgré des jambes qui s’écartent et l’écartèlent de plus en plus, dans une marche qui l’entraîne vers l’arrière. Ainsi elle se dresse sur la pointe des pieds, quand, tout le corps se met à trembler. Ca tremble. De plus en plus. Tout tremble. Et dans ce tremblement, malgré lui, il faut relever le buste, relever la tête, retendre vers la verticalité. Ca tremble. Tressaute. Elle se rassemble dans le sursaut qui percute de plus en plus le sol. Et quand elle finit par percuter si fort le sol de sorte que le tremblement s’arrête, tout s’arrête. Ca s’arrête. Tout. Toujours sur la pointe des pieds. Fragile. Avancer. Devant. Essayer. Sur le fil. Funambule. Elle avance. Elle avance jusqu’au bord. Jusqu’au bout du bord. Toujours plus étirée vers le haut. Suspendue. Ca lâche. Elle tombe. Elle est à terre. Encore. Elle reste. Respire. Fort. De nouveau elle se rassemble. Reprend ses cheveux collés par la sueur à la peau, pour s’en défaire, en les jetant vers l’arrière d’elle-même. La pompe à respiration se réamorce. Différemment. Pour la faire tomber aussi, elle, complètement, vers l’arrière, dans la percussion du dos et des mains. Son bassin s’expulse du sol. Ca percute. Fort. Ca respire. Tout percute. De plus en plus fort. Ca s’arrête. Les pieds marchent en l’air pour la remettre dans la danse. Dans la danse, et la mer, et son air, salvateur. Elle danse. Elle se gorge d’air. L’air la pénètre tout entière. Elle est air. Elle est air, et danse. Elle danse bas en haut et de haut en bas, sans saccade, et sans que ça ne s’arrête. Elle répète cette respiration de bas en haut et de haut en bas. Ca pourrait être infini. Et enfin, elle reste en haut. Sans tête. Tout le corps, sans tête. Les pieds se décollent du sol, tour à tour, et montrent comment ils fonctionnent. Un fil part alors de sa main pour la soulever. Le corps pend. Elle est suspendue et tourne autour de la main. Elle flotte. De nouveau. Ca y est. Ca pourrait s’arrêter. Ca peut s’arrêter. Ca s’arrête. Elle peut enlever la bande. Elle l’enlève à toute allure. Et c’est alors qu’elle va prendre les chaussures de femme, et s’assoir sur la chaise où pend le chapeau d’homme. Elle est femme. Une femme qui met ses chaussures. Elle se lève. Quand elle se lève, elle a déjà essuyé son visage en sueur. Elle ajuste la combinaison pour que se dessine mieux la silhouette féminine. Elle marche. Dans la marche des chaussures à talon. Alors elle la voit. Elle voit la robe rouge. Et le tango s’empare de ses pieds, et commence cette autre danse de la marche. Elle s’approche. Lentement. Langoureusement. Souriante. Elle enlace la robe rouge. Elle est derrière la robe rouge. Elle devient la femme qui danse le tango. Elle danse le tango, avec, la robe rouge. Elle danse, et puis elle s’en va. Elle disparait derrière le tableau blanc. Sa jambe droite reste seule, là, dernière à quitter l’espace de la scène. Et sous le tableau blanc, ne reste que l’image des jambes, des pieds jusqu’aux genoux, des jambes chaussées de chaussures de femme. Des jambes à peine effleurées par le velours rouge de la robe. Le silence s’est fait, dense. Très fort. Rien ne saurait plus pouvoir l’arrêter. Elle a dansé. Elle a été. Elle est. Là. Dans cet improbable absolu. Elle. Totale.




Más allá del satín (II) – El aire

Empieza a quitar la punta al mismo tiempo que la pierna recupera la posibilidad de respiración. Es nueva. Tiene dos piernas. Con dos piernas y dos pies, más allá de la venda, ella es nueva. No conoce, no se conoce. No sabe qué hacer con ese cuerpo liberado. Entonces se reúne. Observa. De nuevo. Juega con las manos con los deditos de pie. Y es cuando ocurre el gran movimiento de la bomba de respirar. Ruidoso. Impresionante. Espantoso. La activación de todo el cuerpo, en el piso, de adelante atrás, dentro del movimiento del cabello loco. Cuando la bomba de respirar consigue ponerla de pie. A pesar de que, sin parar, siempre, recaiga. Reactiva ese movimiento. Vuelve a levantarse. Vuelve a caer. Se reúne, de nuevo, los brazos, los codos. Inventa una caminata gracias a los codos, ya que la verticalidad ya no es suficientemente sólida. Camina sobre los codos, arrastra las piernas y las rodillas, atrás suyo. Poco a poco se endereza sobre las cuatro patas, inicia un baile sobre cuatro patas, un baile que sigue buscando la verticalidad. Verticalidad dada por el camino de los hilos de los títeres. Mas recae sobre cuatro patas. Y vuelve a alcanzar los aires de los hilos de los títeres. Y camina, por fin. Guiada por el movimiento del vestido, alzado por los hilos. Camina, así, en el roce del género, sobre la piel. Mas cuando se vuela el género, tambalea, otra vez, hacia atrás, se derrumba en tierra, de toda su largura, de todo su peso. Rabia. ¿Cómo permanecer de pie? Se vuelve a levantar, en furia. Se vuelve a poner en media punta, vuelve a alzar los brazos hacia el cielo, vuelve a caer. Mas esta vez, los pies se quedan en el aire, suspendidos. Y en tierra, en el lugar de los pies, la cabeza. Dos pies en el aire. Sólo dos pies. El pie vendado, en el aire. Reminiscencia de posturas clásicas, cabeza abajo. Esbozo de una caminata, en el aire. De un lado, del otro. Y recaen los pies, y se recoge ella de nuevo. Terrestre. A pesar de piernas que se abren y la descuartizan cada vez más, en una caminata que la arrastra hacia atrás. Así se endereza en la punta de los pies, cuando, todo el cuerpo empieza a temblar. Tiembla eso. Cada vez más. Tiembla todo. Y dentro de este temblor, a pesar suyo, hay que enderezar el busto, enderezar la cabeza, volver a tender hacia la verticalidad. Tiembla eso. Se sobresalta. Se recoge en el sobresalto que percute cada vez más el piso. Y cuando acaba por percutir tan fuerte el piso de manera que se pare el temblor, se para todo. Se para. Todo. Todavía en la punta de los pies. Frágil. Avanzar. Adelante. Intentar. Sobre el hilo. Funámbula. Avanza. Avanza hasta el borde. Hasta el fin del borde. Cada vez más estirada hacia arriba. Suspendida. Suelta eso. Cae ella. Está en el piso. De nuevo. Se queda. Respira. Fuerte. De nuevo se reúne. Recoge el pelo pegado por el sudor a la piel, para deshacerse de él, echándolo hacia atrás de sí misma. La bomba de respirar se vuelve a iniciar. De manera diferente. Para que caiga también, ella, del todo, hacia atrás, dentro de la percusión de la espalda y de las manos. La pelvis se expulsa del piso. Percute. Fuerte. Respira. Todo percute. Cada vez más fuerte. Se para. Los pies caminan en el aire para volver a ponerla en el baile. En el baile, y el mar, y su aire, salvador. Baila ella. Se llena de aire. El aire la penetra entera. Es aire ella. Es aire, y baile. Baila de abajo arriba y de arriba abajo, sin sacudida, y sin que eso se pare. Repite esta respiración de abajo arriba y de arriba abajo. Podría ser infinito. Y por fin, permanece arriba. Sin cabeza. Todo el cuerpo, sin cabeza. Los pies se despegan del piso, cada uno a su vez, y demuestran cuanto funcionan. Un hilo sale entonces de la mano para levantarla. El cuerpo cuelga. Está suspendida ella y gira alrededor de la mano. Flotea ella. De nuevo. Ya está. Se podría parar eso. Se puede parar. Se para. Ella se puede quitar la venda. Se la quita con toda velocidad. Y es cuando anda a agarrar los zapatos de mujer, y a sentarse en la silla en que cuelga el sombrero de hombre. Ella es mujer. Una mujer que se pone los zapatos de tacón. Se levanta. Cuando se levanta, ya se enjugó el rostro sudoroso. Se ajusta la enagua para que se dibuje mejor la silueta femenina. Camina. Dentro de la caminata de los zapatos de tacón. Y es cuando lo ve. Cuando ve el vestido rojo. Y es cuando se apodera el tango de sus pies, cuando empieza el otro baile de la caminata. Se acerca. Lento. Lánguidamente. Sonriente. Abraza el vestido rojo. Está detrás del vestido rojo. Llega a ser la mujer que baila tango. Baila tango, con, el vestido rojo. Baila, y se va. Desaparece detrás de la pizarra blanca. Permanece sólo la pierna derecha, ahí, última en quitar el espacio del escenario. Y debajo de la pizarra blanca, no queda más que la imagen de las piernas, de los pies hasta las rodillas, de las piernas calzadas por los zapatos de mujer. Piernas apenas rozadas por el terciopelo rojo del vestido. Se ha hecho el silencio, denso. Muy fuerte. Ya nada podría detenerlo. Ha bailado ella. Ha sido. Es. Ahí. Adentro de este improbable absoluto. Ella. Total.