jeudi 10 février 2011

Souillées


Ton ventre – Pétrifié
Toute la douleur – Du monde
Du ravage
De l’absence – De la chair de la mère
Disparue
Dans l’obscène – Menaçant et dégueulant
Qui violente
Fait le viol de la mémoire féminine
Inscrit et perpétré
Dans la chair vulnérable et immonde
Des enfants qui n’auront pas pu naître
Des petites filles souillées
Et oubliées




Ensuciadas

Tu panza – Petrificada
Todo el dolor – Del mundo
Del desgaste
De la ausencia – De la carne de la madre
Desaparecida
Dentro de lo obsceno – Amenazador y vomitador
Que violenta
Hace la violación de la memoria femenina
Inscrita y perpetrada
Dentro de la carne vulnerable e inmunda
De los niños que no habrán podido nacer
De la niñas ensuciadas
Y olvidadas

3 commentaires:

Lara a dit…

y este dolor

tormenta a dit…

es intenso. es desgarrador.

thige a dit…

Bonjour Aurélia, la cruauté n'est pas dans "le dire", mais dans le fait, et donc vous n'êtes pas cruelle; il ne faut pas s'abîmer dans les abysses où les prédateurs tirent leurs victimes pour briser l'innocence, ainsi vient-elle,peut-être, l'envie des êtres de danser, tourbillonner, s'élever, s'enivrer des hautes sphères, glaner ces quelques nuages d'amour comme ceux qui donnent sans retour? je vous embrasse: thibault