dimanche 30 mars 2008

Ecrit



je crie
j'écris
jet crie
cri

(Photo de Patricia)

jeudi 27 mars 2008

Scène


La scène est ailleurs
Une respiration
Rêve

Là où la transformation
L'autre
La beauté

L'instant fragile
Sa force
Intense

Loin du quotidien


(Photo prise par Ricardo Zarate)

El escenario está en otra parte
Una respiración
Sueño

Donde la transformación
El otro
La hermosura

El instante frágil
Su fuerza
Intenso

Lejos de lo cotidiano

vendredi 14 mars 2008

Música








(Buenos Aires, Mayo del 2007
Orquesta típica La Furca)

vendredi 7 mars 2008

DISTANGO


"L'amour est-il rythmique ?"


Spectacle de tango sur la musique de Piazzolla
jouée par le Quintet Distango

Au Théâtre Mouffetard
(73 rue Mouffetard, Métro Place Monge)

Je danse ce soir, vendredi 7 mars, à 20h30
et demain, samedi 8 mars, à 17h et 21h

Au plaisir de vous y croiser !
(Mieux vaut réserver : 01 43 31 11 99)


(Photo prise par Florencia, Le "Colectivo")

mardi 4 mars 2008

Réminiscence

(A l'absent existant chantant)

J'ai vu la rage
Qui t'étouffait presque tout à fait
Et que tes yeux vomissaient

J'ai vu la présence
Gagnée on ne sait comment
A l'absence au-delà du moment

J'ai vu le cri
Malgré la voix presque aphone,
La violence arrachée à la mort

Insoutenable répétition de la coïncidence



(Al ausente que existe y canta)

He visto la rabia
Que te asfixiaba casi por completo
Y que vomitaban tus ojos

He visto la presencia
Ganada sin que se sepa cómo
A la ausencia más allá del momento

He visto el grito
A pesar de la voz casi afónica,
La violencia arrancada a la muerte

Insoportable repetición de la coincidencia

mercredi 27 février 2008

Voyage



Lecture en mouvement d'une femme
dans la vitre rayée d'un train -reflet




Lectura en movimiento de una mujer
en el cristal rayado de un tren -reflejo


mercredi 20 février 2008

Théâtre



Le théâtre. La Mort
Mourir un peu avec celle qui s'en va
Mourir un peu en même temps
La mort en scène

Il est une comédie qui ne sera plus jouée
Pas celle qu'ils démasquent à tord quand les larmes explosent
Mais la pantomime
Celle des masques antiques

La chair
Après la mort sera la chair



El teatro. La Muerte
Morir un poco con la que se va
Morir un poco al mismo tiempo
La muerte en el escenario

Hay una comedia que no se actuará más
No la que desenmascaran equivocadamente cuando las lágrimas explotan
Sino la pantomima
La de las máscaras antiguas

La carne
Después de la muerte será la carne

mardi 19 février 2008

lundi 11 février 2008

Cassure


Elle était cassée.
Ce matin là, elle s’était réveillée en morceaux.
Dans le lit il n’y avait plus que le ventre tâché par la tête. Les jambes s’étaient disloquées et étaient tombées par terre. Les genoux avaient roulé un peu plus loin. Loin de la possibilité de soutenir le pas qui n’aurait mené nulle part. Comme les deux derniers jours, les deux derniers mois, les deux derniers siècles. Les mains avaient égrainé les doigts. Plus de constructions de châteaux de cartes, d’abus de stylo. La gorge était arrachée pour que plus un mot, plus un son.
Un corps désagrégé dont les membres amputés n’avaient laissé qu’un ventre tâché d’une tête.
Restait-il quelque chose de l’organe essentiel dans un tel désordre ? Où était passé le cœur ?

La cassure n’en avait pas laissé trace.
Le cœur était la cassure.
C’est lui qui avait fini par disloquer le corps tant il s’était mis à battre fort -comme parfois on bat les enfants pour qu’ils arrêtent de pleurer.
Le cœur avait battu de toutes les larmes retenues. La glace s’était embrasée sans qu'une telle chose ne soit possible. Le corps s’était arraché, rompu, disloqué, éparpillé. Il était tombé aux pieds du lit où ne restait qu’un ventre taché d’une tête.

Souvent les enfants cassent les jouets.
Elle, elle ne pouvait plus rien faire des membres que son cœur avait cassés et éparpillés autour de son lit.






Estaba quebrada.
Aquella mañana, se despertó en pedazos.
En la cama no quedaba más que el vientre manchado por la cabeza. Las piernas se habían dislocado y habían caído al piso. Las rodillas habían rodado un poco más lejos. Lejos de la posibilidad de sujetar el paso que no hubiera llevado a ningún lugar. Igual que los dos últimos días, los dos últimos meses, los dos últimos siglos. Las manos habían desgranado los dedos. No más construcciones de castillos de papel, abuso de bolígrafo. La garganta estaba arrancada para que ninguna palabra más, ningún sonido más.
Un cuerpo desagregado cuyos miembros amputados no habían dejado más que un vientre manchado por una cabeza.
¿Algo quedaba del órgano esencial en semejante desorden?
¿Dónde se había metido el corazón?

La quebradura no había dejado ni rastro de él.
El corazón era la quebradura.
Era él quien había dislocado por fin el cuerpo, de ponerse a latir tan fuerte –como a veces se pega a los niños para que dejen de llorar.
El corazón había latido de todas las lágrimas contenidas. El hielo se había abrasado sin que esto fuera posible. El cuerpo se había arrancado, roto, dislocado, diseminado. Había caído a los pies de la cama donde no quedaba más que un vientre manchado por una cabeza.

A menudo los niños rompen los juguetes.
Ella no podía hacer más nada con los miembros que su corazón había quebrado y dispersado alrededor de la cama.


dimanche 10 février 2008

Amarillo



El cenicero del tango metió
el amarillo en las rosas
El humo se convirtió en beso
al rozar los bailarines alejados
El aire se llenó de lo que disparan
las flores regaladas con amor
Y ella
miraba




Le cendrier du tango a mis
du jaune dans les roses
La fumée s'est transformée en baiser
quand elle a frôlé les danseurs éloignés
L'air s'est rempli de ce que dégagent
les fleurs offertes avec amour
Et elle
elle regardait

lundi 4 février 2008

Amer



Il faudra cracher
Cracher encore
Jusqu'au bout
Vomir
Sentir l'amer de la bile dans la bouche

Avant de connaître le baiser



Habrá que escupir
Escupir más
Hasta el fondo
Vomitar
Sentir el amargo de la bilis en la boca

Antes que conocer el beso


jeudi 31 janvier 2008

A sang






Dedans ça haine
Plus d'aime
A sang
Ca coagule

Dedans ça hurle
Ca voudrait
Mais ça peut rien
Ca coagule

Ca saigne et ça haine dedans
Parce qu'ils n'ont jamais su
Parce qu'ils ont toujours cogné un peu plus

Dedans sang n'est plus retenu
Dedans sang est toujours contenu


* * *


Adentro odiar
Ya no amar
A sangre todo
Coagula

Adentro aulla
Quisiera
Mas no puede nada
Coagula

Sangra y odia adentro
Porque nunca supieron
Porque siempre pegaron un poquito más

Adentro sangre ya no retenida
Adentro sangre siempre contenida

vendredi 25 janvier 2008

Canal Saint-Martin


No por las aguas del canal
Sino por la pintura
No por ese verde morboso
Sino por la botellas viajeras
No por Ofelia peleando
Sino para respirar

Hondo

Hasta el fin del pensar

En la carne

Que resiste
Que lucha para asistir
Acá
Ahora
Siempre





Pas pour les eaux du canal
Mais pour la peinture
Pas pour ce vert morbide
Mais pour les bouteilles en voyage
Pas pour la lutte d'Ophélie
Mais pour respirer

Profondément

Là où la pensée s'arrête

Dans la chair

Qui résiste
Qui tente d'assister
Ici
Maintenant
Toujours


mardi 22 janvier 2008

"Desencuentro" - Inrencontre


Où est le réel
D'une voix qu'on écoute
D'un visage qu'on regarde
D'une reconnaissance univoque ?

Où est le réel
De la rencontre ?

Y a-t-il quelqu'un
Derrière ?

Et si la rencontre est
De l'âme jusqu'à la chair
Par l'âme et la chair de la voix
Y est-elle ?

Est-elle
Solitaire toujours
Imaginaire ?



Dónde está lo real
En la voz que uno escucha
En el rostro que uno mira
En el reconocimiento unívoco?

Dónde está lo real
Del encuentro?

Habrá alguien
Detrás?

Y si el encuentro es
Del alma hasta la carne
Por el alma y la carne de la voz
Está?

Será
Solitario siempre
Imaginario?

mardi 15 janvier 2008

Dépouillé


La peau des amants est la même
... A moins que l'un n'en ait plus

Se toucher se réfléchit
Il faut deux
Sinon
Et peut-être même contre le trouble latent
Rien

La peau est à deux
Sait
Ne peut refuser

La peau est ton refus
Ton absence

Fait mal





La piel de los amantes es una
... A no ser que uno no tenga más

Tocarse es reflexivo
Hacen falta dos
Sino
Y tal vez incluso en contra de la turbación latente
Nada

Le piel es de a dos
Sabe
No puede negar

La piel es tu rechazo
Tu ausencia

Duele

mardi 8 janvier 2008

Costa de la luz - Côte de Lumière


Esto parecía el fin del mundo
y era el día uno

Luz, luz... mucha luz
Y agua

Mar,
Agua de esperanza infinita

Ahí deambulaba Lara,
La que unos dicen niña y otros hada

Ahí estaba la ternura, el descansar, el amar

La paz




Antes que alumbrar el mar

La luz había traspasado la naranja de la mañana




Y la persiana de la casa de la sierra



Las sombras fotográficas habían paseado alegres




El sol había ayudado al viento a secar la ropa de color,

a pesar de los alambres



Y sin embargo...

Otra vez...

Había topado con este caballo enjaulado



Este alambre desnudo

Sin ropa que proteger


* * *


Ca avait l'air du bout du monde ; Et c'était le premier jour

Lumière, lumière... beaucoup de lumière ; Et de l'eau

La mer ; L'eau de l'espoir infini.

Là-bas Lara déambulait ; enfant ou fée, selon

Là-bas il y avait tendresse, repos, amour

La paix


Avant de venir éclairer la mer ; La lumière avait transpercé l'orange du matin

Et la persienne de la maison de la Sierra

Les ombres photographiques s'étaient promenées joyeuses

Le soleil avait aidé le vent à sècher le linge coloré ; malgré les fils barbelés

Et pourtant ; encore une fois ; elle était tombée sur ce cheval en cage

Ce fil barbelé tout nu ; sans linge à protéger



jeudi 27 décembre 2007

Etang de Conore


Sous la glace formée à la surface de l'étang,

de petits disques blancs.

Des bulles d'air
Mobiles
Cherchant l'endroit où il y a le plus de place






Ces jours-ci, Carmen me parlait de la mémoire
comme d'un lac gelé.
Je suis allée en Limousin.
J'ai trouvé celui-ci.




Debajo de la superficie helada del lago, pequeños discos blancos.
Son bolas de aire. Móbiles. Buscando el lugar donde hay más sitio.

Estos días, Carmen me hablaba del "lago helado de la memoria". Fui a Limousin -la tierra donde nací. Encontré éste.

vendredi 14 décembre 2007

Tango en París


Esta tarde, otra vez me hundí en el tango. Con la sempieterna pregunta: Qué sentido tiene vivir en el tango sin estar en Buenos Aires? Cómo superar al tango sin estar pateando su empedrado a contraluz? Cómo soportar el soplo del bandoneón ausente?

Y sobrevivir en un idioma que no es el del tango. Fuera del castellano que canta, tanto como me protege al apartarme un poco, al quitarme un poco de lucidez.

Buenos Aires soy yo. Tan caótica, tan violenta, tan fuerte, tan especial, tan orgullosa... tan tanguera. Tan sola.


Un tango dice "renaceré en Buenos Aires", otro, "moriré en Buenos Aires". Yo los dos.


Del otro lado está el deseo. El juego. El tango.



(Noche dorada y sola, Almagro - Nuit d'or solitaire, Almagro)


(Diálogo femenino entre puertas, San telmo - Dialogue féminin à travers la porte, San Telmo)


(Soledad del milonguero - Solitude du milonguero)


(Bandoneón con piernas de mujer - Bandonéon avec des jambes de femme)


Cet après-midi, je me suis encore une fois noyée dans le tango. Avec la question éternelle : Est-ce que ça a un sens de vivre dans le tango sans être à Buenos Aires ? Comment dépasser le tango sans fouler son pavé en contrejour ? Comment supporter le souffle du bandonéon absent ?

Et survivre dans une langue qui n'est pas celle du tango. Hors de l'espagnol qui chante tout autant qu'il protège en mettant un peu à l'écart, en ôtant un peu de lucidité.

Buenos Aires c'est moi. Chaotique, violente, forte, singulière, orgueilleuse... tanguera. Seule.

Il y a un tango qui dit "je renaîtrai à Buenos Aires", un autre qui dit "je mourrai à Buenos Aires. Moi les deux.

Del otro lado ("De l'autre côté") est le désir. Le jeu. Le tango.

lundi 10 décembre 2007

Tunnel


Si se tuviera que acabar el tunel metálico,
qué apareciera?


(Tunnel du Chatelet - Paris)


Si le tunnel métalique devait s'arrêter,

qu'y aurait-il après ?


lundi 3 décembre 2007

Braise


Peut-être que sous la neige...
la braise palpite



Tal vez debajo de la nieve...

lata la brasa