je crie
(Photo de Patricia)
Aurélia Jarry
(Photo prise par Ricardo Zarate)
El escenario está en otra parte
Una respiración
Sueño
Donde la transformación
El otro
La hermosura
El instante frágil
Su fuerza
Intenso
Lejos de lo cotidiano
(Photo prise par Florencia, Le "Colectivo")

(Al ausente que existe y canta)
He visto la rabia
Que te asfixiaba casi por completo
Y que vomitaban tus ojos
He visto la presencia
Ganada sin que se sepa cómo
A la ausencia más allá del momento
He visto el grito
A pesar de la voz casi afónica,
La violencia arrancada a la muerte
Insoportable repetición de la coincidencia
El teatro. La Muerte
Morir un poco con la que se va
Morir un poco al mismo tiempo
La muerte en el escenario
Hay una comedia que no se actuará más
No la que desenmascaran equivocadamente cuando las lágrimas explotan
Sino la pantomima
La de las máscaras antiguas
La carne
Después de la muerte será la carne
Habrá que escupir
Escupir más
Hasta el fondo
Vomitar
Sentir el amargo de la bilis en la boca
Antes que conocer el beso
Dedans ça haine
Plus d'aime
A sang
Ca coagule
Dedans ça hurle
Ca voudrait
Mais ça peut rien
Ca coagule
Ca saigne et ça haine dedans
Parce qu'ils n'ont jamais su
Parce qu'ils ont toujours cogné un peu plus
Dedans sang n'est plus retenu
Dedans sang est toujours contenu
Adentro odiar
Ya no amar
A sangre todo
Coagula
Adentro aulla
Quisiera
Mas no puede nada
Coagula
Sangra y odia adentro
Porque nunca supieron
Porque siempre pegaron un poquito más
Adentro sangre ya no retenida
Adentro sangre siempre contenida
Pas pour les eaux du canal
Mais pour la peinture
Pas pour ce vert morbide
Mais pour les bouteilles en voyage
Pas pour la lutte d'Ophélie
Mais pour respirer
Profondément
Là où la pensée s'arrête
Dans la chair
Qui résiste
Qui tente d'assister
Ici
Maintenant
Toujours
Y la persiana de la casa de la sierra
Las sombras fotográficas habían paseado alegres
El sol había ayudado al viento a secar la ropa de color,
a pesar de los alambres
Y sin embargo...
Otra vez...
Había topado con este caballo enjaulado
Este alambre desnudo
Sin ropa que proteger
* * *
Ca avait l'air du bout du monde ; Et c'était le premier jour
Lumière, lumière... beaucoup de lumière ; Et de l'eau
La mer ; L'eau de l'espoir infini.
Là-bas Lara déambulait ; enfant ou fée, selon
Là-bas il y avait tendresse, repos, amour
La paix
Avant de venir éclairer la mer ; La lumière avait transpercé l'orange du matin
Et la persienne de la maison de la Sierra
Les ombres photographiques s'étaient promenées joyeuses
Le soleil avait aidé le vent à sècher le linge coloré ; malgré les fils barbelés
Et pourtant ; encore une fois ; elle était tombée sur ce cheval en cage
Ce fil barbelé tout nu ; sans linge à protéger
(Noche dorada y sola, Almagro - Nuit d'or solitaire, Almagro)
(Diálogo femenino entre puertas, San telmo - Dialogue féminin à travers la porte, San Telmo)
(Soledad del milonguero - Solitude du milonguero)
(Bandoneón con piernas de mujer - Bandonéon avec des jambes de femme)
Cet après-midi, je me suis encore une fois noyée dans le tango. Avec la question éternelle : Est-ce que ça a un sens de vivre dans le tango sans être à Buenos Aires ? Comment dépasser le tango sans fouler son pavé en contrejour ? Comment supporter le souffle du bandonéon absent ?
Buenos Aires c'est moi. Chaotique, violente, forte, singulière, orgueilleuse... tanguera. Seule.
Il y a un tango qui dit "je renaîtrai à Buenos Aires", un autre qui dit "je mourrai à Buenos Aires. Moi les deux.
Del otro lado ("De l'autre côté") est le désir. Le jeu. Le tango.
(Tunnel du Chatelet - Paris)
Si le tunnel métalique devait s'arrêter,
qu'y aurait-il après ?