mercredi 28 mai 2008

Dans la bouche de ces yeux



Suspendu au désir
Totalement présent
Dans la confiance
De la force de sa présence

Une inconnue
Qui depuis le début
N'était
Qu'une vieille connaissance

Une scène
Qui transperce l’enveloppe
L’être fragile et féroce
La complicité qu'on ne peut taire

Attaché au désir
De l’évidence
De la chair
Qui n’ose se savoir

Une vieille connaissance
Dans une cave
Comme il se doit
A l’ombre des cuivres

L’ivresse dans les mains
De la musique
Pour dormir
Ensemble

Rien ne se doit
Car tout est déjà
Dans la bouche
De ces yeux


(Photo Georges Paramon)


En la boca de estos ojos


Suspendido al deseo
Totalmente presente
En la confianza
De la fuerza de su presencia

Una desconocida
Que desde el inicio
No era más
Que una vieja conocida

Un escenario
Que traspasa la envoltura
El ser frágil y feroz
La complicidad que no se puede callar

Atado al deseo
De la evidencia
De la carne
Que no se atreve a saberse

Una vieja conocida
En una bodega
Como se debe
A la sombra de los cobres

La embriaguez en las manos
De la música
Para dormir
Juntos

Nada se debe
Ya que todo está
En la boca
De estos ojos


3 commentaires:

Virginia Barbancho a dit…

precioso poema, los ojos, la boca, cada parte separada y vuelta a poner en su sitio...

St Loup a dit…

J'ai adoré l'image de "la bouche des yeux". Aujourd'hui même je pensais à la lumière de la musique...

Je t'attends dans mon blog. Je t'embrasse.

Clara a dit…

J'ai rattrapé la lecture des pages de ton blog... C'est de plus en plus beau !