mardi 17 février 2009

La mort de la poésie et la vie sous le voile



Naget et son beau voile rouge. Grenadine. Naget et son sourire. Naget et ses yeux. La douceur. Et puis, malgré le sourire et la joie de l’ins-tant de convivialité, du rire et du café partagé, la tristesse. Ineffaçable. La blessure ancrée de qui sans cesse est humiliée.
Naget et son beau petit garçon. Halé. Le bel enfant. La même dou-ceur. Le poète, déjà. L'enfant de la honte, du crime, répudié, congé-dié, caché, banni. D’entre tout son sang.
L’enfant qui n’a plus de dents. A six ans. Pas les dents de lait. Les dents d’adulte. L’enfant qui sourit avec ses yeux d’enfant.
L’enfant de la tortue. L’enfant qui porte, en trophée, en trésor, dans une boite en carton, pour sa petite chérie, une petite tortue. L’enfant qui porte l’amour au milieu de la haine. L’enfant qui vit. Contre tous. Qui vit contre tous. Dans le creux de sa mère. L’enfant paria qui porte l’amour dans son carton de sourire. La tortue morte.
La vie portée par amour. Dans son carton pour sa bien aimée, la poésie, la beauté survivante, moribonde, dans cette petite tortue d’ago-nie.
L’enfant qui rejette la mort. Appuie sur la vie. Au risque, peut-être, de l’achever, définitivement. L’enfant qui, peut-être, est en train, sans le savoir, de tuer, cette impossible vie. La mort de la poésie.
Halé c’est un autre, qui porte une tortue à Momo, aussi. Mais Momo n’existe pas, et la tortue, peut-être, ne vivra pas.
Halé qu’on n’aurait pas soigné. Sans Monique, par deux fois on aurait laissé la mort s’installer un peu plus sur l’enfant paria. La tumeur dans la gorge, visant le cœur. L’enfant touché au cœur par la haine de sa naissance. Et puis la chute, le choc, le visage déjà édenté maintenant hématome. Le visage du cœur rouge. Bleu. L’infection. Sous la peau, l’infection. Le durcissement. Sous la peau. L’incision enfin. Arrêter le massacre. A vif. L’incision sans anesthésie. Halé, le petit enfant paria. Le petit poète. Les points… de suture. La plaie… cicatrise. Aujour-d’hui. Celle-ci. Mais demain… quel nouvel attentat ?
Naget est là. Sous son beau voile rouge, Naget est là. Elle veille. Elle attend. Pour Halé. Un autre enfant.




La muerte de la poesía y la vida debajo del velo

Nayet y su hermoso velo rojo. Granadina. Nayet y su sonrisa. Nayet y sus ojos. La dulzura. Y también, a pesar de la sonrisa y la alegría del instante de convivencia, de la risa y del café compartido, la tristeza. Imborrable. La herida anclada de quien, sin parar, está humillada.
Nayet y su hermoso niño. Halé. El hermoso niño. La misma dulzura. El poeta, ya. El niño de la vergüenza, del crimen, repudiado, conge-niado, escondido, proscrito. De entre toda su sangre.
El niño que no tiene más dientes. A los seis años. No los dientes de leche. Los dientes de adulto. El niño que sonríe con sus ojos de niño.
El niño de la tortuga. El niño que lleva, como trofeo, como tesoro, dentro de una caja de cartón, para su compañerita, una pequeña tortuga. El niño que lleva el amor entre el odio. El niño que vive. En contra de todos. Que vive en contra de todos. En lo hueco de su madre. El niño paria que lleva el amor en su cartón de sonrisa. La tortuga muerta.
La vida llevada por amor. En una caja de cartón para su querida, la poesía, la hermosura superviviente, moribunda, en esta pequeña tortu-ga de agonía.
El niño que rechaza la muerte. Aprieta sobre la vida. Con riesgo, tal vez, de acabar con ella, definitivamente. El niño que, tal vez, está, sin saberlo, matando, esta vida imposible. La muerte de la poesía.
Halé es otro, que le lleva una tortuga a Momo, también. Mas Momo no existe, y la tortuga, tal vez, no viva.
Halé que no hubieron curado. Sin Mónica, por dos veces hubieran dejado instalarse un poquito más la muerte sobre el niño paria. El tumor en la garganta, apuntando al corazón. El niño tocado en el corazón por el odio de su nacimiento. Y luego, la caída, el choque, la cara ya sin dientes ahora hematoma. La cara del corazón rojo. Azul. La infección. Debajo de la piel, la infección. El endurecimiento. Debajo de la piel. La incisión por fin. Parar la masacre ya. En lo vivo. La inci-sión sin anestesia. Halé, el pequeño paria. Pequeño poeta. Los pun-tos… de sutura. La llaga… cicatrizando. Hoy. Esta. Pero mañana… ¿qué nuevo atentado?
Nayet esta aquí. Debajo de su hermoso velo rojo, Nayet está aquí. Velando. Esperando. Para Halé. Otro niño.



4 commentaires:

nán a dit…

La verdad es que es difícil decir, cuando la vida puta habla tan fuerte.

Lara a dit…

duro
pero verdad

noèse cogite a dit…

Je vs découvre et aime l'intensité de vos mots.
Je reviendrai.

Anonyme a dit…

Precioso post , como siempre de bello ...
Tus bellas palabras ...
Un abrazo y buen fin de semana !
galeria59
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