jeudi 3 décembre 2009

Rage en cage


Il y a cette violence
Toute – cette violence
Toute cette violence – de l’enfance
Perpétuée

Il y a cette violence
Au fer rouge
Sur le corps sans peau
Réappliquée – sans cesse
Sur le corps qui veut s’échapper

Il y a cette violence
Ce viol
Lent
Long – réitéré
De cette enfance
Tentative permanente d’évasion

Il y a cette violence
Habituelle – reconnue
Coutumière – intégrée
Inquiétante étrangeté
Du viol
Lancinent – permanent
Ad vitam

Il y a la blessure
Faite de violence
Blessure – impansable
Envahissante – blessure
A chaque instant plus vivante
En ce corps – en cette âme
En perte

Il y a blessure – douleur
Rage en cage
Envers toute cette haine
Contre l’enfant
Captive

La rage
Contre la permanence
De l’insoutenable captivité à perpétuité
La réclusion – séquestration
Par l’envers
Pervers





Rabia en jaula

Hay esta violencia
Toda – esta violencia
Toda esta violencia – de la infancia
Perpetuada

Hay esta violencia
Hecha con hierro rojo
Sobre el cuerpito sin piel
Aplicada de nuevo – sin cesar
Sobre el cuerpo que quiere escapar

Hay esta violencia
Esta violación
Lenta
Larga – reiterada
De esta infancia
Tentativa permanente de evasión

Hay esta violencia
Habitual – reconocida
Acostumbrada – integrada
Inquietante extrañeza
De la violación
Lancinante – permanente
Ad vitam

Hay la herida
Hecha de violencia
Herida – incurable (in-pensable)
Invasora – herida
A cada instante más viva
En este cuerpo – en este alma
En perdición

Hay la herida – dolor
La rabia en jaula
Frente a tanto odio
Contra la niña
Cautiva

La rabia
Contra la permanencia
De la insoportable cautividad a perpetuidad
De la reclusión – secuestro
Por el revés
Perverso

13 commentaires:

Sandra Buenaventura a dit…

"Hay esta violencia hecha con hierro rojo":

Hipnótico, medio apareciendo el ogro.

El hierro puede estar rojo de candente, pero también puede estar rojo para iluminar.

En todo caso, tiene su potencia.

Gracias, Aure.

Aurélia a dit…

Gracias a vos por estar siempre ahí, rondando por encima de la jaula -y con toda rabia!

La Méduse et le Renard a dit…

Du fond des tripes, il y a cette violence...

Aurélia a dit…

Oui, à bas les tripes !

Keepsake a dit…

Une expression très fine qui laisse une forte impression.

NáN a dit…

¿Y no habrá una mano con una caricia redonda que donde acaba vuelve a empezar?

¿No unos ojos que, en su apariencia de ausentes, cuidadosos miran?

Chr. Borhen a dit…

Vous avez bien fait de commenter chez la Méduse et le Renard...
Penser à revenir ici.

Aurélia a dit…

Bah merci beaucoup, Keepsake. A bientôt.

Je ne suis pas bien sûre de comprendre ce que vous me dites, Chr. Borhen ; une chose est sûre, La Méduse et le Renard est déjà une "vieille connaissance", et... des meilleures !

Yann Karaquillo a dit…

comment une limougeaude telle que vous peut demander la suppression de cette belle tradition bouchère de chez nous : la triperie authentique ? à moins qu'il ai fallut lire : " abats ! des tripes !"

Aurélia a dit…

Non non, je vous assure, j'ai bien vérifié l'orthographe, et j'ai quitté la ville -du moins, géographiquement parlant.
Hier soir j'ai pu discutailler le bout de gras avec Jean-Pierre Siméon...

Yann Karaquillo a dit…

j'aime beaucoup jean pierre. c'est un très bel être ! j'espère qu'il t'aura plut.

Aurélia a dit…

Oh oui !, de l'HUMANITE vraie, une sympathie immédiate...

Miguel Ángel Maya a dit…

...te abrazo con el revés perverso (jejeje)...
...bises et bises et bises...